La Société anonyme (SA) est la forme juridique la plus adaptée aux entreprises qui cherchent à lever des fonds, accueillir de nombreux actionnaires ou se positionner sur des marchés institutionnels. Plus contraignante qu’une Sàrl, elle offre en contrepartie une gouvernance formelle, un capital important et une image de sérieux inégalée. Voici tout ce que vous devez savoir pour créer une SA en Suisse en 2026.
La Société anonyme (Aktiengesellschaft / AG en allemand) est une société de capitaux dont les actions peuvent être librement transmises entre actionnaires — sauf restrictions statutaires. L’anonymat des actionnaires est possible en théorie, mais les nouvelles règles de transparence imposent l’identification des ayants droit économiques. La SA a sa propre personnalité juridique et ses organes formels : assemblée générale, conseil d’administration (CA), direction et organe de révision.
Le capital minimum est de CHF 100’000, divisé en actions. Il peut être libéré à hauteur de 50% à la création (CHF 50’000 minimum). Le capital est divisé en actions nominatives ou au porteur (ces dernières sont désormais très encadrées). La valeur nominale des actions est librement fixée, mais généralement de CHF 1 à 1’000.
Les fondateurs se réunissent en assemblée constitutive. Ils adoptent les statuts, nomment les membres du conseil d’administration et, si requis, l’organe de révision. Cette assemblée doit être actée par un notaire.
Les statuts de la SA doivent contenir obligatoirement : la raison sociale, l’objet social, le capital-actions et sa structure, le mode de libération, les règles de convocation de l’AG, les droits et obligations des actionnaires, et les règles de composition du CA.
Comme pour la Sàrl, un compte de dépôt bancaire doit être ouvert pour y bloquer le capital libéré (minimum CHF 50’000). L’attestation de dépôt est indispensable pour le notaire.
La constitution d’une SA est formalisée par un acte authentique. Les statuts signés et l’attestation de dépôt du capital sont remis au notaire, qui procède ensuite à l’inscription au Registre du Commerce.
Après validation, la création est publiée dans la FOSC. La SA acquiert alors sa personnalité juridique et peut commencer ses activités.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Capital-actions (minimum libéré) | CHF 50’000 |
| Honoraires notariaux | CHF 2’000 – 4’000 |
| Émoluments Registre du Commerce | CHF 700 – 1’200 |
| Frais bancaires | CHF 150 – 400 |
| Total estimé (hors capital) | CHF 2’850 – 5’600 |
La SA est préférable si vous avez plusieurs actionnaires, envisagez une levée de fonds, opérez dans un secteur où l’image institutionnelle compte (banque, assurance, santé) ou planifiez une introduction en bourse. La Sàrl suffit pour la grande majorité des PME suisses.
Oui, la SA unipersonnelle est légale en Suisse. Un seul fondateur peut détenir 100% des actions et siéger seul au conseil d’administration.
La protection de la responsabilité est similaire. La SA offre en revanche plus de flexibilité pour la transmission des parts (actions librement cessibles) et une meilleure structuration pour les investisseurs.
Similaires à la Sàrl : 3 à 6 semaines de la signature notariale à la publication au RC.
→ Voir aussi : Créer une Sàrl en Suisse | Valorisation PME suisse
Besoin d’aide pour créer votre SA en Suisse ?
Chadi vous accompagne — Premier appel gratuit →